Dans ce que j'ai pu constater autour de moi et ce qui l'a été enseigné, quand les êtres débutent dans la méditation du calme mental, ils sont souvent devant deux obstacles qui sont l'agitation mentale et la torpeur. Selon mon expérience c'est aussi quelque chose qui arrive quand on est au prise avec certains événements extérieurs qui nous "brassent." Dans ce cas on vit plus de l'agitation mentale. 

Cela peut en faire un moment désagréable à vivre et la motivation pour pratiquer pourrait vite s'épuiser pour certains ou se faire dans l'effort ce qui est contre-productif pour une méditation de qualité. La méditation que je propose peut être considérée comme un outil dans la mesure où elle est pont pour aller vers une relation plus fluide avec votre méditation. 

Il est aussi possible qu'en la pratiquant régulièrement, votre mental soit de plus en plus vu par cette attention et donc vos émotions plus présentes dans la vie de tous les jours. Alors nous avons alors plus d'espace pour choisir ce que nous voulons nourrir dans notre vie: ce qui va nous rendre heureux, plein d'entrain, libre ou ce qui va nous rendre lourd, dense, plein de peur et de stress ?

Les nécessités inhérentes à la naissance d'un monde nouveau font qu'on ne peut plus augmenter son bonheur au détriment du bonheur de l'autre. Autre,  au sens large du terme.

quelques informations qui m'ont aidé à avoir l'attitude la plus juste possible pour faire de la meditation une pratique agréable quand on débute.

Les instructions que je vous présente proviennent d'enseignement reçu lors de retraite en centre Bouddhiste dont l'objet était la méditation.

 

Ici la méditation est ici une discipline qui permet un éveil puis un entraînement de la vigilance. C'est simplement être conscient et contempler la pensée qui se présente dans l’instant présent. Quand on en prend conscience, La pensée va disparaître.  De nouveau il va y avoir une pensée  qui va s’élever et de nouveau l'acceuillir et la contempler. 


 Méditation avec support du souffle

Il s'agit d'utiliser un support comme une utilisation d’un point de référence extérieure. Le support est comme un moyen pour ramener l’esprit à un état de non-distraction. C'est un support de rappel qui nous empêche de divaguer, de se rappeler qu’on est en train de méditer. On pourrait envisager le support un peu comme une bouée pour ne pas se laisser entraîner par l'agitation mentale ou la torpeur.

Ainsi, le méditant met sa vigilance sur le maintien de l’attention sur le support. Une pensée s'éléve, il la regarde et il revient au support. De nouveau une pensée s'éléve, il la regarde et revient au support du souffle. Revenir au support veut dire mettre une légére attention sur le souffle qui sort et rentre par les narines. 

Ainsi on entraine l'esprit à être dans un état de non distraction. A mesure qu’on stabilise l’esprit sur le support, on fait acte de présence. C’est un moment de conscience qui nous permet de nous dé-identifier de nos pensée.

 

Impultion initiale! 

Position

·         Avoir la position d’Être comme assis sur un trône avec dans la mesure du possible un dos droit. Les yeux sont fermés ou ouverts. Le souffle est naturel et la respiration se fait  par le nez.  Moment où l’on prend soin de soi : On est digne et fier de ce moment accordé à nous même.. 

Etat d’esprit    

·         Différent d'être connaissant : La méditation ici est au-delà du concept.  Aucune référence, aucune caractéristique, aucune intellectualisation. 

·         Conscience de l’instant présent: Sons,  odeurs, mouvements, kinesthésie, phénomènes mentaux, gout sans saisi dualiste. C'est à dire sans mettre de jugement de bien, bon, agréable, mal, désagréable sur ce qui est vécu. 

·         Envisager le support dans la détente de façon souple. Le support ne doit pas servir à contrôler l’esprit. Ce n'est pas de la concentration qui pourrait exclure d’autre activité du mental. C'est juste une légère attention sur le souffle ou autre pour ramener l’esprit sur le support quand il s'égare. 

·         On ne pas chercher à se débarrasser des pensées, et à ne pas vouloir que les pensées s’élèvent. On reste dans la neutralité et l’accueil de tout ce qu'il se passe quelque soit l'intensité et la forme des pensées. L'apparition des phénomènes mentaux (une pensée) n’est pas un défaut dans la méditation. Ce qui pourrait faire qu'une méditation soit de moins bonne qualité, c’est de s’attacher, c'est à dire se laisser entrainer dans la distraction ou de repousser la pensée. 

C’est la faculté de l’attention sans jugement et sans attente qui met fin à nos pensées. Plus on veut contrôler les pensées plus les pensées sont importantes. 

La clef est donc le lâché-prise et l’attention ou autrement dit la non-intervention et la non-distraction. 

Citation

"Laisse l’esprit sans aucune attente car ton attente va créer l’espoir et la crainte."

L’OCEAN DU SENS CERTAIN 9ieme KARMAPA WANG TCHOOG DORJE

 

Autres supports

2 travers naturels quand on pratique la méditation.

Opacité mental : Torpeur, endormissement. Les pensées sont confuses, mal perçues…Comme dans un rêve dont on a du mal à sortir. Etat où nous ne sommes mêmes plus conscient que l’on pense. Dans ce cas on peut visualiser une perle dans le ciel. C'est ce qui devient le support

Agitation mentale : Les pensées sont comme une mitraillette, nombreuses et folles. Dans ce cas on peut visualiser une perle dans la terre. C'est ce qui devient le support. 

 

Si la torpeur ou l'agitation sont trés importantes c'est plus efficace de faire des petites sessions de 5, 10 ou 20 mn.

On peut augmenter le temps suivant l'experience que l'on vit. C'est à chacun de le sentir.